Du 16 au 26 mai 2019
Départ le dimanche 19 mai 2019
Village public quai Vendeuvre


Vendredi 25 mai 2018

La fête avant la grande explication !

Alors que le public Caennais et Normands profite d’un joli temps printanier pour flâner quai Vendeuvre à Caen et observer les 27 équipages toujours aussi disponibles pour échanger avec les nombreux curieux, la question du successeur de Phil Sharp au palmarès de l’épreuve semble s’épaissir avec l’examen des forces en présence. Tenant du titre (Sharp), ancien vainqueur de l’épreuve (Sam Goodchild), héros du Vendée Globe (Vincent Riou) ou récent lauréat de la Transat AG2R (Adrien Hardy), nul ne se risque au jeu des pronostiques, préférant vanter le parcours et gloser sur le potentiels des uns et des autres. Comme il est de mise en voile, c’est Eole dans son immense et tortueuse sagesse, qui à partir de dimanche écrira sa vérité. Dans  cette attente et jusqu’à demain soir, Caen fête la mer, les marins et les si diverses manières pour le grand public d’en appréhender les atours, du paddle à la balade en vieux gréements.

Leur Fastnet à eux !

« La Normandy Channel race, c’est un peu notre Fastnet à nous » glisse Antoine Carpentier (V and B), grand habitué de la Classique Normande, en évoquant la dimension prise par l’épreuve en seulement 9 éditions. La course emprunte en effet à sa doyenne Britannique une partie de son parcours au plus près des rivages anglais de Cornouailles, puis de mer d’Irlande. Elle se pare de surcroit d’une forte connotation Normande, des îles saint Marcouf au large de Barfleur, avec un retour souvent amoureusement détesté des coureurs par les Anglo- Normandes. Sa complexité de route, l’imprévisibilité à court terme de ses ambiances météos ont souvent, depuis sa création en 2010, amené les organisateurs à adapter le parcours aux éléments. Les temps de course de cet intense sprint en apnée, s’étalent ainsi, selon les éditions, de 6 jours et 18 heures (Thomas Ruyant en 2010), à 3 jours et 22 heures en 2011, quand un fort coup de vent avait imposé à la direction de course une réduction de parcours. Alors quel temps de course pour cette si alléchante édition? La météo clémente de ce printemps ne laisse guère augurer d’un départ très virulent.

Des activités pour tous les publics

Nombreux sont les enfants des écoles à arpenter depuis hier les pontons Caennais. Les skippers, tout à la préparation méticuleuse de leurs montures, se laissent volontiers distraire, le temps d’un autographe pour répondre aux sollicitations d’un public toujours aussi curieux des choses de la vie en mer, en course, à bord de ces machines de 40 pieds de toutes les fascinations. Démonstrations de chiens de sauvetage en mer et de modèles réduits, initiation au paddle board, ballades à bord de vieux gréements ou visite de la frégate russe du XVIII ème siècle Shtandard, les Caennais redécouvrent avec plaisir leur proximité avec cette Manche distante d’une poignée de milles.

 

Ils ont dit :

Adrien Hardy (Manorga) : « Je suis ravi de retrouver la Class40, avec Nicolas Jossier de surcroit. On va naviguer dans des coins superbes, avec de beaux rivages, des phares, des falaises. Le Class40 est plus rapide que le Figaro. La transition avec la Transat AG2R est donc un peu brutale, et j’espère pouvoir me mettre très rapidement dans le rythme qui sera à n’en pas douter, très intense, vu le niveau du plateau… »

Arthur LeVaillant : (Lamotte Module création) « Dans le petit temps, tout le monde a sa chance en Class40. Notre Mach40 est en pleine phase d’optimisation. Il lui reste de la marge de progression mais il me semble déjà bien au point, suffisamment en tous cas pour nous permettre de partir avec de l’ambition. La Manche m’inspire, et cette classe est vraiment très sympa… »

Maxime Sorel : (Vand B) « Il reste toujours de petites bricoles à faire sur un bateau de course avant un départ. Rien de bien conséquent. Cette édition 2018 de la Normandy Channel race nous inspire beaucoup, Antoine Carpentier et moi-même. Après les deux places de troisième, j’ai très envie de progresser mais les prétendants sont si nombreux qu’il est difficile d’établir des pronostics… »

 

Photos : Jean Marie Liot