Du 10 au 20 septembre 2020
Départ le dimanche 13 septembre 2020
Village public quai Vendeuvre


COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 24 MAI 2019

 

L’INSOUTENABLE SPRINT FINAL

 

La dernière ligne droite de cette 10ème Normandy Channel Race a débuté. Alors que tous les Class40 naviguent maintenant en Manche cap sur Ouistreham via la pointe du Cotentin, il est pour l’heure impossible d’annoncer le futur vainqueur de cette édition anniversaire. Une fois n’est pas coutume, le suspens est à son comble à tous les étages de la flotte. Revivrons-nous le même match-race insoutenable auquel nous avions assisté l’an denier jusqu’à la dernière seconde ? Le dénouement dans quelques heures !

On ne pensait pas revivre un suspens d’une intensité aussi élevée que l’édition précédente ; mais il faut croire que l’histoire du sprint final se répète sur cette course si particulière. À 90 milles nautiques (à l’heure où nous écrivons ses lignes) de la ligne d’arrivée mouillée face à Ouistreham, Aïna Enfance et Avenir et Eärendil se tiennent bord à bord. Un véritable chassé croisé que se livrent les deux leaders pour savoir qui d’Aymeric Chappellier et Pierre Brasseur ou Pietro Luciani et Pablo Santurde del Arco grimperont sur la plus haute marche du podium.

Derrière la situation n’est pas plus clair. Une bataille d’empannages au sud-est du cap Lizard fait rage. Les neuf équipages se tiennent dans 8 petits milles. Autant dire que du 3ème au 11ème, chacun garde une chance de compléter le podium de cette Normandy Channel Race 10ème du nom. Là aussi, l’équipage de Colombre XL, qui impressionne à bord de son Class40 numéro 101 d’ancienne génération, se livre à un vrai chassé croisé avec le duo germano-normand à bord du récent Cape Racing Yachts. Pas loin derrière, l’équipage breton basé à Lorient sur Beijaflore reste en embuscade. À noter la position sud du local de l’étape Louis Duc qui tente une dernière option pour essayer de faire la différence en arrivant dans les eaux normandes. À l’opposé, le Class40 Yoda quant à lui tente une option nord avec une route plus directe vers le raz Blanchard. Placement sur le plan d’eau et propreté des manœuvres seront les éléments primordiaux pour espérer tirer son épingle du jeu.

Pour les dernières heures de course un vent de secteur ouest / nord-ouest, obligeant les bateaux à empanner pour gagner vers la ligne d’arrivée, va fraichir jusqu’à atteindre les 20 nœuds en fin de soirée. Dans la nuit en revanche, c’est un vent mollissant jusqu’à 10 nœuds qui va faire glisser les concurrents sur cette dernière ligne droite. Une ligne droite qui ne l’est pas tant que ça avec le contournement du DST et de la pointe du Cotentin à négocier.

Alors que l’écart entre les deux leaders et le reste de la flotte était de 26 heures à Tuskar Rock, il devrait se réduire à quelques 6 heures sur la ligne d’arrivée. Le dénouement entre Eärendil et Aïna Enfance et Avenir est attendu demain matin sur les premières heures du jour, tandis que les suivants devraient rejoindre la baie de Seine en milieu / fin de matinée ce samedi.