Du 10 au 20 septembre 2020
Départ le dimanche 13 septembre 2020
Village public quai Vendeuvre


Vendredi 9 septembre 2016

C’est sous un chaud soleil quelque peu inhabituel au pays des Northmen (Normands) que se poursuivent bassin Saint Pierre à Caen les préparatifs à la 7ème édition de la Normandy Channel race. Dans 48 heures, les 54 navigateurs et navigatrices de l’épreuve seront propulsés  dans le vif d’un sujet sportif annoncé particulièrement tendu du fait de l’exceptionnel qualité du plateau proposé cette année. Avec pas moins d’une bonne douzaine de postulants crédibles à la victoire finale, l’épreuve voulue par Manfred Ramspacher allèche amateurs de belles régates, au contact, au plus près des rivages hauts en couleurs de Normandie, Angleterre et Irlande. Et comme c’est souvent le cas chez les compétiteurs de haute volée, plus le niveau est relevé, plus les appétits de victoires sont aiguisés.

 

Paroles de skippers

 

Nicolas Jossier -  Région Normandie – associé à Calliste Antoine

 

« Le fait de porter le nom de « Région Normandie » nous impose de faire bonne figure vis à vis des nombreux autres skippers normands. C’est un gage de confiance de la part de notre Région que nous souhaitons honorer. C’est une course qui me plait, mais je pars dans un état d’esprit très prudent car ce sera pour moi une course de reprise après un long congé maladie. Cette régate ressemble à une grosse étape du Figaro. Il y a près d’un tiers de coureurs issus de la Solitaire, ce qui donne une idée du niveau de la course. On s’attend à une grosse intensité. La première partie au large du Cotentin sera suivie d’une transmanche, avec beaucoup de segments en eaux libres en Mer d’Irlande. Mais entre les deux, les segments côtiers seront très piégeux. C’est la météo qui dictera. On peut avoir des tronçons côtiers plus faciles que la mer d’Irlande. On va rencontrer de nombreux phénomènes de mer et de vent, des conjonctions marée - effets de côtes très singuliers, et la connaissance de ces effets sera déterminant. D’où la présence de nombreux Figaristes qui ont beaucoup bataillé sur ce type de parcours ces dernières années. Il faudra maîtriser tous ces éléments. Notre duo avec Calliste est très complémentaire. On  est à fond tous les deux, très investis. On part aussi pour tester cette complémentarité. On commence à trouver nos marques, à bord d’un bon bateau qui marche bien à toutes les allures, très polyvalent. A nous d’entrer le meilleur parti possible… »

 

Jean Galfione, Sérénis Consulting, associé à Nicolas Troussel

 

« Pour ma 6ème participation, (un record aussi détenu par Halvard Mabire ndlr) je reviens pour retrouver des images très fortes, au plus près de beaux paysages anglais, irlandais et normands. Il y a de plus en plus de bateaux, tous très performants. C’est excitant. La flotte est extraordinaire. Les nouveaux Class40 sont de belles machines et on s’attend à une grosse bagarre avec plus de dix favoris! J’aime cette Clas40 depuis le début. Elle m’a ouvert la porte de la course au large. Elle évolue vers le très haut niveau. C’est la seule classe qui évolue positivement aujourd’hui, grâce à une belle maîtrise des coûts. J’ai disputé la première édition de la Normandy Channel Race avec Tanguy Delamotte. Ce fut une découverte à bord d’un Pogo S2. Je dispose cette année d’un bateau plus récent, qui a gagné l’an passé, et quitte à partir avec ce bateau, autant le faire avec son ancien skipper. Je fais donc équipe avec Nicolas Troussel. On est copain de chantier à Port la Forêt. On s’entend bien. C’est un super marin auprès duquel j’apprends beaucoup. J’aime son pragmatisme et son ouverture d’esprit. On est beaucoup dans le partage. Il m’a accepté dans cet univers marin. Il adore le sport et on échange beaucoup entre nous. »

 

Christophe Caumont : Directeur de course de la NCR

 

« Cadre technique à la Fédération Française de Voile, je m’occupe d’organisation de courses au large et des questions d’arbitrages. J’effectue des missions d’arbitrage d’épreuves et de direction  de course. J’étais ainsi Président du comité de course des RSX à Rio lors des JO (planche à voile), et précédemment des 470 à Londres et Pékin. Je me déplace sur des épreuves de championnat du monde. Je suis aussi Président du Comité de course du Vendée Globe depuis 2012, de la Route du Rhum et de la Transat Jacques Vabre, et depuis 6 ans du Tour de France à la voile. Un Président de Comité de course est responsable de la partie sportive, depuis la préparation du départ, de la course et de l’arrivée.

Je suis à Caen Directeur de course de la Normandy Channel Race, au service de l’organisateur Manfred Ramspacher, et je gère la partie logistique de la course, mise en place réglementaire et sécurité de l’épreuve. On s’assure du contrôle des équipements de sécurité, pour être certain que tous les coureurs partent avec tous les équipement de sécurité en bon état et bien identifiés. Patrick  Morin est Président du Comité de course. C’est lui le patron  qui va mouiller la ligne de départ, la bouée de dégagement et gérer le départ, ainsi que le bon déroulement de la partie sportive de la course, tandis que nous nous occuperons de la police du plan d’eau. Je suis le contact N° 2, après les CROSS, des coureurs en cas de problème.

Je passe avec bonheur de l’Olympisme  à la course au large. Il s’agit toujours d’une gestion d’angle, de distance et de temps pour des bateaux à voile. Ces paramètres différent entre une planche à voile et un 40 ou 60 pieds, et j’aime cette diversité de supports. C’est passionnant de passer de bateaux à une coque, aux voiliers à deux ou trois coques. J’ai  passé l’été à mouiller des parcours de 0,5 milles durant le Tour, et là je vais mouiller un parcours 2 000  fois plus long. Cela fait du bien! La Normandy Channel Race me ramène à ma passion pour le large. Le parcours est varié en direction, en options entre large et côte… c’est une course très séduisante. »

 

 

 

Stand up paddle pour tous

 

Parmi les animations en cours autour du bassin Saint Pierre à Caen, on dénote les initiatives originales mises en place par Julien Goasguen, organisateur de la transapaddle, course de stand up entre Caen et Ouistreham en mai dernier. Il est proposé au public chaque jour le week-en prochain, mais aussi le week-end suivant (17-18 septembre), de s’initier à ce sport cher aux hawaïens, à travers des jeux ludiques. Un challenge sur un parcours mouillé au coeur du bassin donnera l’occasion aux pratiquants, experts ou amateurs, de se mesurer à un contre un. Une SUP XL, immense planche pouvant accueillir 8 rameurs est aussi disponible à l’expérimentation. Plus inattendue, la possibilité pour le public de découvrir le puddle yoga, depuis une plateforme flottante sur laquelle viennent s’arrimer 8 planches, sur lesquelles on pratique diverses positions du yoga.

 

Présentation officielle des skippers

C’est demain samedi à 16 heures, depuis le car podium de la région Normandie placé devant les bateaux que seront présentés au public les 54 navigateurs et navigatrices de la course.

 

Un oeil sur Rio

Les concurrents de la Normandy Channel race auront lundi prochain une pensée pour les Jeux Paralympiques de Rio. Deux de leurs camarades, anciens participants à la course y défendent en effet les couleurs de la France. Bruno Jourdren, qui concoure au Brésil en Sonar, s’était en 2011 classé deuxième associé à Fabien Delahaye. Cette même année, Damien Seguin terminait 3ème en compagnie de Yoann Richomme. Il représente une sérieuse chance de médaille pour la France en catégorie 2