Du 10 au 20 septembre 2020
Départ le dimanche 13 septembre 2020
Village public quai Vendeuvre


Mardi 13 septembre 2016

Si la nuit dernière a déjà donné lieu à une brève (4 heures) alternance en tête de la Normandy Channel race, quand les Espagnols de Tales II parvenaient à glisser au vent du leader jusqu’alors sans partage Imerys (Phil Sharp – Sam Manuard), pour aborder en tête la remontée vers le phare de Tuskar, l’entame du troisième jour de course voit un nouveau protagoniste mettre la main sur le haut du très provisoire classement général. Favoris, entre autres, de l’épreuve, Thibaut Vauchel-Camus, associé à Fred Duthil (Solidaires En Peloton - ARSEP) tire depuis la mi-journée les bénéfices d’un choix de route à l’ouest totalement opposé à celui de son adversaire. Son bord pour l’heure rapprochant le propulse au commandement, tandis qu’Emerys a mangé son pain noir en poussant vers le pays de Galles son bord de près. Désormais en route directe, Phil et Sam soignent leur vitesse de rapprochement. Le vent désormais bien calé au nord et qui ne cesse de fraichir, 20, puis 25 noeuds attendus, ouvre le jeu, et redistribue les places au hasard des bords plus ou moins rapprochants. C’est le passage ce soir au phare de Tuskar, au sud est de l’Irlande, qui attestera ou non de la pertinence des choix du matin.

 

Tuskar en arbitre

C’est un Thibaut Vauchel plutôt satisfait de son excellente négociation de la Mer Celtique qui s’est exprimé aujourd’hui à la vacation. Inspiré sous les orages de Land’s End, le duo de Solidaires En Peloton-ARSEP joue crânement sa chance en choisissant d’aborder le contournement de Tuskar en glissant dans l’ouest de la zone de Séparation du Trafic des îles Smalls. Une option qui n’a à l’évidence pas reçu les faveurs du tandem Britannico-Français, Phil Sharp et Sam Manuard qui parie lui sur une route très est, au plus près du Pays de Galles pour débouler ce soir en tribord amure vers Tuskar. Choix gagnant, ou remise à zéro des compteurs? Pablo Santurde et Fidel Turienzo (TalèsII) ont eux aussi choisi la route ouest et s’emparent du fauteuil de dauphin, à vue du leader. Maxime Sorel et Hugo Dallhenne (V and B) s’accrochent à une 4ème place qui fait  pour l’instant leur bonheur.

 

Ca va souffler…

A plus de 30 milles du leader, la donne est la même pour tous les concurrents ayant déjà paré Land’s End. Seuls les Class40 Le Simple Vé (Bertrand Lemée - Philippe Magliulo) et Axar (Patrick Losq - Thomas Guichard) n’étaient, en début d’après midi toujours pas entrés en Mer Celtique. Tous les autres se préparent au combat ; le vent de secteur nord, pile dans le nez, ne va cesser de se renforcer dans la soirée, flirtant avec les 30 nœuds, et levant une houle de nord ouest qui va rendre la vie des marins de plus en plus agitée, bousculée, et humide. Tous ont eu le loisir de se reposer durant la phase déventée traversée en fin de nuit, et abordent dans les meilleures conditions un épisode chahuté de la course. La Normandy Channel race entre de plain pied dans l’une de ses spécificités, quand aux conditions de navigation éprouvantes, s’ajoutent l’impérieuse nécessité de mettre en place une stratégie des plus pointues pour négocier une phase délicate du parcours, au coeur du flotte performante.

 

 

On a déploré :

Les deux abandons survenus hier après midi et cette nuit ; Brieuc Maisonneuve (associé à Fabien Delahaye) sur Delicecook a choisir hier de renoncer suite à la rupture de la barre de liaison du safran bâbord. C’est également un souci de safran, en l’occurrence la mèche du safran tribord qui a contraint cette nuit Catherine Pourre et Antoine Carpentier (Earendil), pourtant bien dans le match, à renoncer et à rentrer en France.

Et c’est à 16 heures 10 que Beranrd Mallaret et Emmanuel Hamez, le duo de Teranga annonçait une avarie de gréement suffisamment sérieuse pour les contraindre d’abandonner la course et d’aller chercher refuge dans un port anglais, non sans avoir préalablement sécurisé le mât.

 

On a observé :

L’excellent comportement de Groupe Setin. L’un des voiliers « doyen » de l’épreuve, plan Rodgers lancé en 2007, aux mains de Manu Cousin et Rémi Aubrun, s’est hissé dans le top 10. Ce bateau aime le vent, et Eole va ces prochaines heures le gratifier de tout le carburant vélique dont il a besoin pour tenir ce rang flatteur et mérité.

 

Et aussi…

Carac, le retour. Autre voilier qui commence à accuser l’âge de son pédigrée, Carac, l’Akilaria millésimé 2008, skippé par les Normands Louis Duc et Claire Pruvot, a remarquablement négocié Land’s End pour reprendre pas moins de 4 places et se rapprocher sensiblement du Top 10.

 

On a compté…

 L’audience internet 2016 de la Normandy Channel race bat de loin ses records 2015. Sur la base de la journée du lundi 12 septembre qui peut encore être améliorée, on décompte :

- connexions : 15.000 ( record 2015 : 9.000 , + 65% )

- pages lues : 70.000 ( record 2015 : 55.000 , + 30 % )

 

 

Ils ont dit :

« Ce petit mail pour confirmer mon message téléphonique d'hier soir. Nous abandonnons donc pour cause de rupture de l'axe de safran tribord pour lequel nous n'avons pas de moyens de réparation. Nous avons récuperé le safran à bord. Et nous avançons sous voile et moteur vers Roscoff pour le moment dans des petits airs en espérant arriver avant le vent plus fort. Nous devrions être à Roscoff ce soir. Tout va bien à bord. »

Catherine Pourre -Earendil

 

Thibaut Vauchel – Camus – Solidaires En Peloton - ARSEP

« Petite mistoufle à Land’s End… un peu tordu.. on a manœuvré avec les bonnes voiles pour échapper à la sanction. Les écarts s’en ressentent. On est pas mécontent de notre position. Le jeu se réouvre avec un peu d’écart derrière et je pense qu’on va finir à trois bateaux.On tire des bords vers Tuskar, avec choix à prendre entre est et ouest du DST de Smalls. On a choisi l’ouest pour attaquer Imerys. On optimise les siestes de 15 ou 20 minutes. On gère bien, grâce à l’expérience de Fred.

 

Jean Galfione – Serenis Consulting

On est bien organisé. On a beaucoup changé de voiles durant la première partie d course. On remonte vers Tuskar. On a pas vu grand chose de Land’s end cette nuit. des passages comp^liqués avec d al molle, à vue d’hamvard et Miranda. C’était sympa. Le vent  fini par rentrer. On a pas beaucoup dormi, toujours sur le qui-vive. On n’est pas dan sale rouge. C’est très couvert, nuageux. ça tape et ça mouille avec 17 noeuds de vent et un peu de mer.

 

Laurent Pellecuer – SensationClass40

Le bateau va très bien. pas de soucis technique. on fait ce qu’on veut à bord. La bateau marche bien, et l’équipaged n’est pas mauvais, sans être au top par rapport aux 4 premiers. On est dans le match. On tire un bord vers le payss de galles pour éviter un DST. Le vent va forcir. On essaie de ne pas se faire distancer pour pouvoir régater plus tard. On surveille le comportement du bateau au près. On a mal dormi depuis le départ, et on s’est écroulé cette nuit dans le vent faible. Marc ronfle!