Du 16 au 26 mai 2019
Départ le dimanche 19 mai 2019
Village public quai Vendeuvre


 Christophe Coatnoan et Pierre-Yves Lautrou, GROUPE PARTOUCHE :


Fin de la balade irlandaise ce matin vers 6.30, avec le passage du Fastnet - le 4e pour Christophe, le 8e pour moi... Moment toujours spécial : dans l 'aube brouillasseuse, le voile s 'est déchiré quelques minutes pour nous laisser voir le caillou légendaire, dont on entendait la corne sinistre.

Fin de la pause portant dans la pétole aussi. Rassurez-vous, le portant, ça a duré à peine 2h avec 3 à 4 noeuds de vent. Nous avons donc repris nos habitudes au près, à la poursuite de Novédia quelques milles devant nous, dont nous avons entr 'aperçu le feu cette nuit.

Pour l 'heure, la visi s 'est améliorée, le ciel est gris, le vent souffle à 7-8 noeuds du SE, comme prévu, et une houle d 'ouest nous pousse au près vers Land 's 'End... 40 degrés sous la route.

La routine, quoi ;-)

A bord de Groupe Partouche,
Christophe et PYL

 

Thomas Ruyant et Tanguy Leglatin, DESTINATION DUNKERQUE :

Par une nuit anticyclonique ça y est, le brouillard c 'est dissipé. Nous pouvons enfin naviguer à vue avec les risées.
Le debut de nuit a été fatiguant pour se sortir des calmes.
Nous avançons maintenant en direction des iles Scilly qui se rouve sur le
chemin. Les dernières difficultés seront pour nous la remontée au prés vers le raz Blanchart et le passage de celui ci réputé pour ces forts courants
A Dimanche ou peut etre Samedi

Thomas et Tang


Peter Harding et Halvard Mabire, 40 DEGREES :


On ne peut pas dire que l 'on en ai vu grand chose de l 'irlande.

Le Fastnet? On a a peine vu le socle du rocher au moment de le passer, On n 'a meme pas vu la base du phare, rien.

On se demande un peu comment on aurait pu gerer, "dans le temps", ce parcours ou nous avons fait du rase caillous quasiment en permanence sans jamais les voir.

Le GPS n 'est pourtant pas si vieux que cela. C 'est devenu assez commun au debut des annees 90. En 91 nous commencions a en avoir sur le Figaro. Ca a change la donne. "Dans le temps", qui semble bien loin maintenant (il faut dire que c 'etait au siecle dernier, a l 'epoque du noir et blanc et du film muet!), avant meme de savoir ou on allait, il fallait deja savoir ou on etait. Aujourd 'hui on sait parfaitement ou on est, meme si on ne voit rien! Quand on y pense ca fait drole de savoir parfaitement ou on est sur une carte, sur un ecran d 'ordinateur, alors qu 'en fait on est nulle part puisqu 'on ne voit rien! Ou est la realite ou est le virtuel?

Ce qui est siderant c 'est a quel point culturellement les choses s 'installent vite. Aujourd 'hui personne ne se pose la question de la difficulte encore toute recente du positionnement, puisque l 'on est entoure de GPS qui nous disent en permanence non seulement ou on est, mais qui peuvent aussi permettre de "tracker" n 'importe quoi ou n 'importe qui. N 'importe qui arrive a positionner tout objet ou toute personne sur une carte, sans meme savoir ce qu 'est le Nord, ni sans etre capable d 'avoir la moindre idee d 'orientation basique par rapport au soleil. 

Une fois que le grand mystere du positionnement n 'est plus la, cela devient plus difficile de faire du sensationnel. Tout le monde se souvient de Tabarly surgissant de la brume a Newport pour gagner la Transat en 76. Probablement qu 'un des element du succes mediatique de cette victoire vient du fait qu 'elle etait innatendue, et qu 'elle est sortie de la brume, comme une apparition divine.

Maintenant que vous savez tous ou on est et que le classement, connu en permanence, ne permet plus de remplir les pages avec des supputations ou des prognostics, j 'ai l 'impression que tout le monde se demande un peu de quoi on va bien pouvoir parler.

C 'est pouquoi on nous pose la question de savoir si nous avons une "strategie". Au risque de decevoir beaucoup de monde, je peux vous dire que la strategie, c 'est a dire de decider a l 'avance de ce que l 'on va faire, c 'est bidon pour des bateaux comme des Class40. Seuls les grands multicoques de records transoceaniques peuvent vraiment jouer avec la meteo, sinon, en regle generale, c 'est plutot la meteo qui joue avec les bateaux. On se trouve a tel endroit a telle heure et il n 'y a pas vraiment le choix de ce que l 'on peut vraiment faire.Ou plutot si, on peut faire le choix de faire la connerie de faire ce qu 'il ne fallait justement surtout pas faire, et c 'est comme ca que l 'on "donne" des places aux autres. Quand on avance meme pas a l 'allure d 'un Velosolex, on ne peut pas "traverser" le plan d 'eau pour aller chercher une option miracle. C 'est pourquoi on s 'apercoit que de plus en plus "la flotte a raison" (ce qui est normal avec le niveau qui monte) et que le vainqueur s 'est finalement rarement eloigne de la route la plus directe. Le positionnement des bateaux en course tient beaucoup plus d 'un enchainement de reactions par rapport a une situation instantannee que d 'une strategie decidee a l 'avance. Tout ca pour dire que sur 40 Degrees, la strategie c 'est de ne pas en avoir et que je jeu consiste plutot a s 'adapter au mieux aux situations qui se presentent.

A bientot

40 Degrees.

 

Nick Legatt et Phillippa Hutton-Squire, PHESHEYA-RACING:

23H17 Phesheya-Racing is at 51*21N 009*30W.
We have had a very slow day of mostly upwind sailing in the fog.  A
highlight was having a small swallow land in the cockpit for a while
otherwise there has been very little to see.  We have had  couple of
close encounters with fishing boats in the fog.  Late in the day we
hoisted the gennaker for the final approach to Fastnet Rock which we
were barely able to see   as we rounded it at 22H00.  We are now
virtually becalmed again and can just make out another boat close off
our starboard side, which we think must be Marie Toit - Caen Le Mer as
they have gradually been making gains on us all day.